St  Ex'  

Paris, le 27 Mai 2004. 

Avertissement : la page qui suit est rédigée et signée par son auteur, accessible à pramont@free.fr pour tout commentaire ou correctif. Elle n'engage que lui, ne présente que sa stricte et personnelle opinion. Les personnes citées dans cet article ne le sont que par souci de respect des règles habituelles, et non comme caution directe ou implicite au présent article.  

 

La voici enfin, cette page St Ex qui me brûle les doigts depuis tant d'années. 

Mais d'abord, puisque vous me faites l'honneur de me rejoindre, permettez-moi, de manière très orientale de vous faire le présent cadeau de bienvenue sous ma yourte : cliquez ici pour entendre la voix d' Antoine Marie de Saint Exupéry commentant et lisant la première page de "Terre des Hommes". Nous devons cette trouvaille technique au site personnel de Jean-Louis Chatelain, pilote de ligne. Qu'il en soit remercié. Je n'ai trouvé son site qu'au terme d'une recherche finalement assez longue, tant il n'est pas facile de s'orienter dans le taillis sous futaie qu'est Internet. Essayez de taper "Saint Exupery" dans google (attention, omettez l'accent, malheureusement nos amis anglo-saxons, John le Carré mis à part, sont fâchés avec les accents et les ont bannis de leur moteurs de recherche) pour voir et dîtes-moi combien d'occurrences vous avez trouvées. J'ai fait autrement. En fait, c'est la chance qui m'a bien aidé. Pour lire la suite de mon mode opératoire, qui sort du pur sujet StEx, cliquez (plus tard, s'il vous plaît) sur la chronique de construction de ces pages et préparez-vous à rire des tribulations d'un rêveur débarqué depuis peu sur la planète Internet à haut débit. 

La deuxième personne à laquelle j'aimerais rendre hommage avant d'aborder le sujet de l'homme Saint Exupéry, sous les facettes successives qui nous le rendent proche, c'est un écrivain auquel on n'a, dans notre beau pays, pas même daigné accorder cette bien fugace "présomption d'innocence", condition première de la bienséance, de la politesse et du respect de l'autre. Je veux parler d'Alain Vircondelet (l'ai-je bien orthographié, si ce n'est le cas, qu'il m'en excuse, et ce ne sera qu'une faible preuve de ce que nous n'avons pas d'actions dans la même compagnie, n'est-ce pas), dont j'ai lu il y a quatre ans, "édité" (au sens anglo-saxon du terme), les Mémoires de la Rose, à partir des feuillets dactylographiés et autobiographiques de la femme d'Antoine de Saint Exupéry, Consuelo de Saint Exupéry. 

     Le titre m'avait semblé "mièvre" :  "Mémoires de la Rose". Pourquoi la Rose ? Pour moi, la Rose du Petit Prince, c'est la rose du Petit Prince, un point c'est tout. Qu'une femme veuille lui prendre sa place me choquait, comme pourrait me choquer l'interprétation d'un quintette de Fauré par une autre formation que celle qui m'a, en premier, captivé. En cette année 2001, la période de lecture était propice, je cherchais alors une nouvelle voie dans mon parcours après une période excitante,  et ma foi, trouver dans la vie d'un autre couple, soumis lui aussi aux vicissitudes de l'existence, la matière d'une projection poétique, d'un rapprochement éphémère, d'une analyse en miroir pouvait me rassurer, me divertir ou me contrarier. C'est encore une autre chose qui s'est produite. J'ai pleuré comme une Madeleine pendant les trois-quarts du bouquin. Je me revois attraper M*** sans arrêt, et lui lire des passages complets à haute voix. Il m'arrivait ce qui a dû vous arriver, à vous qui lisez ces lignes, ou va vous arriver, du moins je vous le souhaite. J'étais St Ex. Ou plutôt il était moi. Quelle impudence, me diront les éternels jaloux et autres gardiens du temple, non mais, pour qui se prend-il celui-là ? Qui est-il pour oser s'identifier à notre Saint Ex.   Je me défends, ce n'est que la pure émotion d'un humble lecteur, découvrant un héros véritable, pas un héros de roman, un homme de chair qui a vécu, souffert et fait souffrir, un homme toujours en recherche, parfois incompris, parfois adulé, un homme qui se ruinait en factures de téléphone, qui réveillait en pleine nuit des amis qu'il n'avait pas vus depuis belle lurette pour leur tenir la jambe trois heures de suite, un homme décrié, ridiculisé (pour ses erreurs de pilotage, quelle impudence, retrouvez les pages suivantes qui prennent sa défense sur ce thème), accusé (de tiédeur face à l'occupant sous prétexte qu'il ne s'était pas rangé de manière affichée aux côtés de Charles de Gaulle, quelle outrance pour un homme "mort pour la France"), un homme qui est entre autres l'auteur du Petit Prince, certes, mais ce ne serait pas une raison suffisante, car le Petit Prince échappe à son auteur, le Petit Prince dans sa dimension universelle, a acquis depuis bien longtemps une existence propre, non, cet homme, si bien décrit dans les Mémoires de la Rose, est tellement humain, tellement touchant, tellement proche que c'est bien à un homme, et non à un écrivain, que le lecteur s'identifie. Et d'ailleurs, quoi de plus normal lorsque la prose est chatoyante, émouvante, ingénue, sensible comme l'est la prose de Consuelo de Saint Exupéry, même corrigée de son mauvais français par Alain Vircondelet. Corrigée, et non "inventée", s'il vous plaît (d'où mon "présomption d'innocence" du début) comme le Canard Enchaîné l'aurait suggéré (la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe) corrigée, oui, et alors, quel mal à cela ? Mettez-moi au défi d'écrire dans mon castillan de cuisine, je le ferai, mais je vous garantis que le résultat nécessitera au moins deux ou trois ré-écritures. J'ai tenté de lire une lettre que Consuelo écrivit à St Ex  dans le texte manuscrit reproduit en fac similé. Les fautes d'orthographe brouillent la lecture de celle qui choisit de partager la vie de St Ex, de celle qui s'engagea à son côté. Le travail de correction et pourquoi pas, de ré-écriture par Alain Vircondelet ne me dérange pas le moins du monde, il ne fait que mettre à ma portée plus immédiate la richesse d'un texte extraordinaire, à mon sens et de loin la plus belle des évocations de St Ex jamais écrite, la plus émouvante, la plus captivante. Je souhaite à tous les lecteurs de la présente page de se laisser attraper dans les filets de Consuelo  et de revenir, grâce à elle, aux oeuvres de Saint Exupéry, comme ce fut le cas pour moi. Je ne dis rien de plus de ce petit opuscule, je ne prétendrai pas m'immiscer dans les sombres calculs qui peuvent avoir présider aux attaques contre Monsieur Vircondelet, les querelles de clans que relayent les rivalités entre maisons d'éditions (la prestigieuse maison Gallimard est détentrice des droits sur l'œuvre de Saint Exupéry, alors que "les Mémoires de la Rose" sont parues chez un concurrent, etc). Quelle bassesse que cet étripage généralisé, la mémoire de Saint Exupéry appartient au commun des mortels, à vous qui me lisez, à vous qui demain éditerez votre propre page internet sur ce sujet pour à votre tour partager avec d'autres vos émois, vos sensations à la lecture des pages, à la relation de la vie de pilote, de mari, d'écrivain, de penseur que fut Antoine de Saint Exupéry. Je suis bien certain que celui qui, il y a quelques instants vous disait dans l'enregistrement audio ci-dessus référencé combien il était nécessaire de COMMUNIQUER, au sens premier de ce verbe, pas dans son sens galvaudé et abîmé par l'argent, n'est-ce pas, eh bien, celui-là, où qu'il se trouve aujourd'hui, doit adorer savoir que deux trois cinglés dans mon genre versent encore une larme en lisant un morceau de sa bibliographie, quelques simples lignes, pures et sensibles, écrites par un monsieur auquel je rends ici hommage, Monsieur Hervé Brun, tant pour la sobriété de la bibliographie qu'il vous offre en ligne (j'attends son accord pour publier le lien), que pour la clarté et la tenue du site internet auquel il s'est associé (idem). Je suis donc persuadé que ce que je fais ici, dans une langue que l'émotion doit rendre parfaitement insipide, n'eût pas déplu à celui qui plaçait la communication entre les hommes, à l'immersion dans un réseau de LIENS, bien avant le sens internet du mot, qui se sentait, grâce à cette communication, de peu de paroles ou de flots de paroles, peu importait, sortir de sa propre peau, au point de s'exclamer dans ce que je crois être les plus belles lignes de la littérature française :  

"Je suis de Gavoille, je suis du groupe 2/33."

Antoine de Saint Exupéry, Mission sur Arras 

Vous l'aurez compris, entre tous, amis pilotes et non pilotes, c'est "Mission sur Arras" que je recommande à ceux qui auront, grâce aux Mémoires de la Rose, goûté au parfum enivrant de l'ampleur, de la générosité, du charme de St Ex.  Mission sur Arras, un tout petit ouvrage, abusivement renommé "Pilote de guerre", pour "faire vendre" je suppose. Pilote de paix, oui, pas pilote de guerre, pilote de la réconciliation, pilote de l'harmonie, pilote de la camaraderie, de la transgression des barrières sociales, pilote de l'invisible, tout petit pilote qui n'a que ses "coups de tatane", un coup à gauche, un coup à droite,  pour seule défense, puisque dans ce récit, le narrateur, fétu de paille dans le feu dévorant de la flak, est tout, sauf un pilote de guerre, mais bien le simple éclaireur d'un bien vulnérable avion d'observation. Une question, d'ailleurs : le pilote St Ex eut-il des victoires à son actif, ou se contenta-t-il de piloter sur des avions d'observation ? S'il en eut, de telles victoires, s'en vanta-t-il ? Et sinon, ce job d'observateur ailé fut-il dû au simple hasard ou le résultat d'un choix éthique ? Parvenez-vous seulement à imaginer St Ex prendre plaisir à tuer ? Moi pas. Tu ne tueras point. St Ex était de ceux qui, sans se dédier de leur engagement de patriote, de combattant, de camarade, de Français, sont  capables de donner leur vie pour leur pays, sans pour autant porter une arme. 

A présent, abordons en quelques lignes un sujet d'actualité. Je n'ai pas suivi dans le détail les rebondissements des "affaires", gourmette d'un côté, avion de l'autre. Je m'en foutais, pour tout vous dire. Mieux encore, j'étais plutôt écœuré par une n + ième exploitation commerciale de la mémoire de St Ex, alors que son seul vœu, si l'on prend la peine de relire Citadelle, est de voir les hommes "communier" dans la ferveur qu'il suscite par ses écrits. Je me suis souvenu de cette forme de dégoût à la sortie du film de Cameron "Fantômes du Titanic" que je n'ai pas vu. Il m'est arrivé, l'année dernière seulement, de plonger avec un ami, tout prêt de l'aéroport de Tahiti Fahaa, en apnée, et après deux essais infructueux, avoir renoncé de bon cœur à pénétrer dans le poste de pilotage d'un avion immergé. J'ai vite arrêté, je ne me sens pas la trempe d'un pilleur d'épaves. Si comme je le croyais au départ, un pilote et son passager avaient vécu là leurs derniers instants (j'ai depuis appris qu'il n'en était rien), il eût fallu être impudent pour oser se divertir dans les quelques centimètres carrés de leur premier sépulcre. "Les morts, les pauvres morts, ont de bien grandes souffrances" (Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal). Un peu de tenue, que diable. Il faut n'avoir jamais piloté ni été simple passager en survol maritime en mono-moteur pour prendre plaisir à voir entre deux eaux surnager l'épave d'un avion. Moi, çà me glace le sang. Je repense immanquablement à l'ami qui risqua sa vie pour convoyer notre premier hydravion,  (revenez SVP cliquer plus tard pour voir l'allure de l'engin), à MA PLACE, car, comme il le disait, il était hors de question que j'abandonne ma femme à quelques jours de son accouchement et que je fasse de l'enfant à naître un orphelin en puissance. Un homme qui risquait donc sa vie, je le répète, à ma place, et trouvait çà tout à fait normal. Et qui disparut trois mois plus tard dans le convoyage, par la même route funeste, d'un autre hydravion, ce dernier s'étant vraisemblablement montré trop vorace en essence.  (voir l'histoire complète sous le lien woody quand il sera actif, ce qui ne saurait tarder). Woody, St Ex, que les profondeurs ont engloutis, sans qu'on puisse déterminer, pour l'un comme pour l'autre, la raison exacte de leur naufrage. Et aujourd'hui, grâce à cet avion exhumé de ses limbes, peut-être pourra-t-on en apprendre plus, se livrer à des simulations d'impact, tenter une reconstitution hydrodynamique des circonstances de l'accident ? Quelle est ma position dans ce cas ? La suivante : Je ne m'intéresse aux comptes-rendus d'accident que pour l'enseignement qu'ils me procurent comme pilote, pas comme voyeur de la souffrance d'autrui. Peut-être le travail des scientifiques aura-t-il pour conséquence de laver St Ex des soupçons de "suicide", "erreur de pilotage" et de  "dilettante trop fana du vol rasant",  "éternel rêveur en situation d'école buissonnière" dont on l'a chargé. Dans ce cas, tant mieux, et je suis tout à fait prêt à lire un tel "compte-rendu d'accident", s'il existe un jour. Mais s'il s'avère, comme je le crains, que tout ceci ne soit qu'un coup médiatique habile à quelques mois du soixantième anniversaire de sa disparition, dans ce cas, je suis tout à fait de l'avis du légataire universel de Consuelo, qu'on le laisse dormir en paix dans cette mer Méditerranée qu'il chérissait tant, et qu'on s'attache à l'homme VIVANT qu'il était et qu'il est, par ses écrits, ses enregistrements radiophoniques (pouvez-vous m'aider à ce sujet, sur les traces de Jean-Louis Chatelain, à enrichir un lien audio-visuel vers ce type d'archive, que nous pourrions, dans le respect des textes, mettre en ligne sur cette page, si vous le voulez bien), qu'on s'attache à ses lettres, qui sont nombreuses, à ses articles de presse, et, pour tout dire, si nous apprécions en lui l'homme et le penseur tout autant que le pilote et l'écrivain, écoutons le, cet homme, ce penseur,  écoutons-le, LUI, et tâchons de viser SES buts, ses choix, tentons d'accéder, enfin, à d'aussi plaisantes et belles "lubies", à d'aussi puissants et fédérateurs caprices que celui-ci : 

"Il faut bien tenter de se rejoindre, il faut bien essayer de communiquer avec quelques-uns de ces feux qui brûlent de loin en loin dans la campagne. 

                     Antoine de Saint Exupéry,  Terre des Hommes, page 1. 

A suivre dans quelques jours (une semaine, vraisemblablement. Ecrire sur St Ex, c'est épuisant, voyez-vous). D'ici là, tout commentaire, critique, amendement, droit de réponse est le bienvenu à l'une des deux adresses suivantes, qui renvoient à la même adresse IP, mais me permettent de scinder le "personnel" de "l'associatif". Merci. : 

Adresse personnelle, à utiliser concernant le sujet "St Ex" pour sa dimension proprement humaine :  pramont@free.fr

Adresse associative, à utiliser concernant tous les aspects aéronautiques, hydravion, raid, Argentine, Terre de Feu, de la vie de St Ex : seaplane@free.fr

Remerciements (en attente de retour d'autorisations) pour activation des liens correspondants vers les sites ici cités.

Dans l'attente, vous pouvez trouver :

1. Le compte-rendu de repêchage des morceaux de l'avion et du moteur ayant permis l'identification : ce qu'il reste de l'épave de l'avion de St Ex. Personnellement, ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus dans cette histoire, je le répète, mais je donne ce lien par principe de transparence. 

2. Beaucoup plus intéressant à mon goût, le report sur internet des pages écrites il n'y a pas très longtemps par un ancien pilote, militaire de carrière, qui avait côtoyé St Ex et rend, dans une langue précise et qui reste plaisante à la lecture, compte de quelques uns de leurs entretiens. De ces entretiens avec le général Chambe, je me suis d'abord permis de  sélectionner quelques passages qui m'avaient le plus ému, comme celui-ci, où St Ex apparaît tel qu'il était dans sa simplicité, ami intense, débrouillard, passant "espionner" le registre d'un hôtel pour vérifier que l'ami qu'il cherche s'y trouve bien, notant la chambre, et appelant cet ami à une heure de matin pour l'inviter sans façon à venir sabler le champagne dans sa propre chambre (car il faut bien se faire pardonner, même quand on s'appelle St Ex'). Dans la même succession de souvenirs, d'autres passages m'avaient frappé, et puis, tout d'un coup, je me suis dit que je n'avais pas le droit de sélectionner, alors, messeigneurs, vous allez devoir vous le farcir en entier, et croyez-moi, vous ne perdez rien au change, l'original, même loin, vaut toujours mieux qu'une pâle copie expurgée. Pensez à cliquer sur "général X", un lien superbe, qui mène à une longue lettre écrite par St Ex', pas facile à lire, la bafouille, il faut y aller tour à tour vite et lentement, je reviendrai là-dessus une prochaine fois, autant vous le dire tout de suite, je n'étais pas fana de St Ex', au début, j'y suis venu, petit à petit, comme j'étais venu à des formes musicales dédaignées au départ.  Donc, pour finir, voici le lien, je reviens dans cinq minutes, je cherche qui est l'auteur de ce site web consacré à ce militaire-écrivain. 

3. Lors d'une interview pour le journal "la Provence", l'écrivain Alain Vircondelet s'explique sur les sujets suivants : les qualités de pilote de St Ex, sa relation à son entourage aéronautique,  l'authenticité des écrits de Consuelo, l'agressivité de certains milieux lors de la parution de ces écrits. Il est accompagné dans cet interview par le légataire universel de Consuelo de Saint Exupéry. De manière générique, ce lien vous conduira aussi, en cliquant sur la partie droite de votre écran, vers un avis bien rédigé par Yves Montéléon, ancien pilote de l'aéronavale, sur les qualités intrinsèques et indéniables de pilote de Saint Exupéry. Je me permets d'insister sur ce point en vertu des accusations que j'ai vu porter, en une époque pas si lointaine, contre d'autres pilotes d'exception, sous le prétexte fallacieux qu'ils n'étaient pas "dans les clous".... A suivre, mais rendez-vous sur ce sujet à nos pages aéronautiques. Le forum lié à ce dernier site est un peu mort, je rechercherai le moment venu d'autres lieux de discussion à vous proposer sur St Ex.

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